Almok, Artiste de la chanson Togolaise
Société

LA FEMME AU CŒUR DE L’ESSOR CULTUREL TOGOLAIS – ANLIYA.NET

Les femmes ont été particulièrement marginalisées dans la vie culturelle. Elles se heurtent à de nombreux obstacles pour accéder, contribuer et participer de façon égale au théâtre, au cinéma, aux arts, à la musique et au patrimoine, ce qui les empêche de développer leur plein potentiel et entrave le développement durable social et inclusif. Pourtant les rares occasions qui leur ont été offertes ont permis de se mettre en évidence, du génie créateur de la femme, et sa capacité à intégrer l’abstraction, et à surpasser les obstacles.

Même si les femmes togolaises connaissent un taux assez important d’analphabétisme, un pourcentage considérable parmi elles excellent dans tous les domaines d’études et servent de locomotive. Les ainées pour la plupart ont été des institutrices, sages-femmes ou maitresse d’économie familiale. Aujourd’hui les plus jeunes assurent la relève de cette génération d’élite au féminin et font de brillantes carrières de juristes, professeurs, ingénieurs, médecins, journalistes ou entrepreneures. Contrairement au secteur de la culture et de l’art qui présente une très faible représentation féminine.

Confrontées le plus souvent par des discours étiques et religieux, le secteur culturel demeure encore une preuve de l’inégalité des chances et de réussite entre l’homme et la femme. 1 artiste sur 10 est une femme, bien que rappelons le, la musique togolaise a commencé par écrire ses lettres de noblesse vers las années 60 et 70, avec l’émergence de certains artistes, surtout de la gente féminine.

On ne peut parler de la musique togolaise aujourd’hui, sans faire référence à Bella Bellow, diva de la musique togolaise, l’une des rares femmes africaines à avoir chanté à l’Olympia en France. Femme très charismatique et avant gardiste de l’ancienne génération des artistes togolaises composés entre autres de Afia Mala, Fifi Rafiatou, Nimon Toki Lala, Akofa Akoussa ; elle a su redorer le blason à la musique togolaise à travers ses performances.

Bella Bellow a ouvert la voie à de nombreuses générations d’artistes togolais et Africains, la porte étendard de la musique africaine à l’époque, car la gente féminine hésitait à prendre le devant sur la scène musicale, surtout En Afrique francophone. Ces dames donnaient une identité à la musique togolaise et faisaient exister le pays à travers leurs voix.

Chaque année qui passe, la gente féminine s’impose musicalement. Après cette époque glorieuse des années 70, une vague d’artistes féminins émergent à partir des années 90, à l’instar de Santy Dorim, Afia Mala, Amy Coco, Djenny Djela, Mirlinda, Finiki. Cette génération qui mettra à profit l’essor des moyens d’enregistrement audio-visuel, pour envahir les marchés africains, jusqu’à la découverte des noms comme Bibi Reine, Adjo’a Sika, Kezita, Sikavi Lauress qui à leur tour, inspireront des noms comme K-roll, Ralycia, Dia Nu’ Ella, R Queenyy, Senzaa et Almok qui fait partie des meilleures artistes féminins du continent.

Malgré toutes ces années écoulées, et tous les exploits réalisés par l’emblématique groupe togolais Toofan à travers le monde entier, un seul nom résume et réfère en mieux la musique togolaise : Bella Bellow. 

Espérons qu’avec l’éclosion de ces nouveaux talents féminins, les efforts et les ambitions de cette dernière puissent être matérialisés, et que le nom du Togo retentisse à travers leurs œuvres, encore faut-il leur donner la chance de réaliser leurs rêves et servir le pays.

Auteur : Rachida DJIBRIL

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