Education Société

L’inclusion des personnes handicapées, une question de droit.

Aujourd’hui, c’est la journée mondiale des personnes handicapées. Elle est célébrée chaque année par les Organisations de défense des droits des personnes handicapées, les personnes handicapées elles- mêmes avec l’appui de différents acteurs.

«Pendant que le monde s’efforce de se relever de la pandémie, nous devons garantir que les aspirations et les droits des personnes en situation de handicap seront pris en compte et dûment respectés dans un monde post-COVID-19 qui devra être inclusif, accessible et durable. Cette ambition ne pourra être réalisée que si des consultations actives sont menées avec les personnes en situation de handicap et les organisations qui les représentent. » Dixit António Guterres dans le cadre de l’édition 2020 de cette journée dont le thème est « Reconstruire en mieux : Vers un monde post-COVID-19 inclusif, accessible et durable »

Selon la Convention relative aux Droits des Personnes Handicapées (CDPH), « le handicap résulte de l’interaction entre des personnes présentant des incapacités et les barrières comportementales et environnementales qui font obstacle à leur pleine et effective participation à la société sur la base de l’égalité avec les autres »

Ce n’est pas toutes les personnes handicapées qui ont des problèmes avec leur santé ou leur déficience. Mais la plupart font face à la pauvreté, la discrimination, les préjugés et la stigmatisation.

Beaucoup n’ont pas accès aux services publics – santé, éducation, eau potable, l’assainissement et logement.

Les femmes handicapés sont encore plus vulnérables aux conflits, VIH/ SIDA et au COVID- 19, les violences, abus et négligence.

Les femmes handicapées ont un accès moindre que quiconque aux soins de santé, à l’éducation, à l’emploi ou à la vie sociale. Elles sont exposées à un risque élevé de pauvreté, de violence, de négligence et sont au nombre des personnes les plus marginalisées dans les communautés touchées par la crise de COVID19.

Creusant les inégalités préexistantes et révélant l’ampleur de l’exclusion, la crise mondiale liée à la COVID-19 montre combien l’inclusion du handicap est indispensable.

C’est dans ce sens que l’équipe d’Anliya invite les autorités et les donateurs à diriger leurs actions plus sur ce groupe de personnes. L’engagement pour la réalisation des droits des personnes handicapées n’est pas seulement une question de justice mais un investissement dans notre avenir commun.

L’inclusion du handicap est un aspect essentiel du respect des droits humains, du développement durable et de la paix et de la sécurité. Elle est essentielle à la promesse inscrite dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030, à savoir « ne laisser personne de côté ». L’inclusion du handicap rend les systèmes plus souples et donc mieux à même de s’adapter aux situations complexes, en ciblant les personnes les plus à la marge avant toutes autres.

Pour plus de compréhension sur cet article, nous vous proposons ci-dessous, le rappel du contexte de cette journée spéciale ainsi que la Stratégie des Nations Unies pour l’inclusion du handicap, qui sont disponibles sur le site des Nations Unies.

Bonne lecture et ensemble pour un monde inclusif et accessible à tous!

Contexte

Depuis 1992, la Journée internationale des personnes handicapées est célébrée chaque année le 3 décembre à travers le monde. Elle vise à promouvoir les droits et le bien-être des personnes handicapées dans toutes les sphères de la société et du développement et à accroître la sensibilisation à leur situation particulière dans tous les aspects de la vie politique, sociale, économique et culturelle.

S’appuyant sur de nombreuses décennies de travail des Nations Unies dans le domaine du handicap, la Convention relative aux droits des personnes handicapées, adoptée en 2006, a fait progresser les droits et le bien-être des personnes handicapées. La mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et d’autres cadres de développement internationaux, tels que le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe (2015-2030), la Charte sur l’inclusion des personnes handicapées dans l’action humanitaire (en anglais), le Nouveau programme pour les villes et le Programme d’action d’Addis-Abeba sur le financement du développement ont tous pour objectif ultime la transformation de la société vers une société durable et résiliente pour tous.

La Stratégie des Nations Unies pour l’inclusion du handicap

Lors du lancement, en juin 2019, de la Stratégie des Nations Unies pour l’inclusion du handicap, le Secrétaire général a déclaré que l’ONU devait montrer l’exemple et améliorer les normes et les résultats de l’Organisation en matière d’inclusion du handicap – dans tous ses domaines d’action, du Siège au terrain.

La Stratégie des Nations Unies pour l’inclusion du handicap offre une base devant favoriser l’accomplissement de progrès durables et de transformations dans la prise en compte de la question du handicap dans toutes les composantes de l’action de l’ONU. Par le truchement de cette Stratégie, les organisations du système des Nations Unies réaffirment que l’exercice plein et entier des leurs droits fondamentaux par toutes les personnes en situation de handicap fait partie intégrante, de façon inaliénable et indivisible, de l’ensemble des droits de la personne et des libertés fondamentales.

Consciente de cet engagement, l’Assemblée générale a invité le Secrétaire général à lui présenter, à sa soixante-quinzième session, en 2020, le premier rapport complet sur les mesures prises par le système des Nations Unies pour prendre en compte la question du handicap et mettre en œuvre la Stratégie depuis son lancement. Le rapport présente les efforts déployés à l’échelle du système et les engagements pris collectivement afin d’ouvrir la voie à une évolution durable et porteuse de transformation pour les personnes handicapées au sein de l’Organisation.

Comme la Stratégie a été lancée en 2019, le rapport de 2020 n’établit qu’un premier état de référence sur la question de l’inclusion du handicap dans tout le système. Il comporte des recommandations formulées pour amener le système à redoubler d’efforts dans ce domaine et définit des mesures concrètes destinées à aider les États Membres à appliquer la Convention relative aux droits des personnes handicapées et à atteindre les objectifs de développement durable, contribuant ainsi à édifier un système des Nations Unies plus inclusif pour toutes et tous.[1]

Thérèse Dibassiwena ADJAYI, Travailleur Social, Spécialiste Genre et Inclusion Sociale ; Présidente de l’Association CDI-B


[1] Site Nations UniesNote de synthèse : Inclusion du handicap dans la riposte à la COVID-19

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code