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NE GARDEZ PAS LE SILENCE – ANLIYA.NET

Le viol, un sujet sensible; les victimes hésitent à en parler, également les proches parents: la loi du 4 juillet 1989 en Belgique définit le viol comme étant : « tout acte de pénétration sexuelle de quelque nature qu’il soit et par quelque moyen que ce soit, commis sur une personne qui n’y consent pas »

Article 375 du Code pénal

 La définition la plus simple et explicite du viol est celle du dictionnaire Larousse qui le définit comme un rapport sexuel imposé à une personne sans son consentement.

 Le viol constitue le plus souvent un événement traumatique pour la personne violée; cette dernière présente après l’acte certaines manifestations:

  • Des troubles du sommeil (insomnie, cauchemars, etc.)
  • Des troubles du comportement alimentaire
  • La dépression
  • Des troubles anxieux (anxiété, attaque de panique, etc.)
  • Irritabilité
  • Faible estime de soi
  • Conduites suicidaires
  • Automutilations
  • Fugues
  • Instabilité
  • Des troubles du comportement, etc.

Le viol comme précédemment dit, est le plus souvent un événement traumatique pour la personne violée. Le traumatisme peut simplement être définit comme un choc grave provoquant une atteinte physique et/ou psychique. C’est l’aspect psychique qui sera développé dans cet article.

Le viol peut se faire de plusieurs façons:

  • Les viols collectifs : ce sont les situations ou la femme est violée par plus d’un homme. Il arrive qu’un homme qui commence  à violer sa victime seul, et d’autres qui assistent à la scène se joignent à lui. Parfois, ce sont des jeunes hommes et des garçons qui vont ensemble violer une femme pour se prouver mutuellement leur « virilité ».
  • Les viols carcéraux (en pison): il s’agit du viol commis par les policiers ou les gardes de prison sur des femmes arrêtées. Ce type de viol est aussi fréquent entre prisonnier de sexe masculin, et sert à démontrer et à établir la domination du plus fort.
  • Les viols de guerre: souvent, les soldats ou combattants violent les populations attaquées pour les terroriser et implanter un sentiment de honte chez les femmes et dans la communauté. Ils violent les femmes et filles à plusieurs reprises devant leur famille pour montrer la puissance de leur armée. Ils peuvent garder des femmes dans leur campement, où elles seront obligées de se prostituer ou servir d’esclaves sexuelles pour pouvoir rester en vie, protéger leurs enfants, ou avoir de quoi manger.
  • Le viol commis par un mari ou un exmari (viol conjugal): Si dans les coutumes traditionnelles la femme est considérée comme une possession de son mari, celui-ci peut penser qu’il a le droit d’avoir un rapport sexuel avec elle à n’importe quel moment, même si la femme ne le veut pas.

Par analogie, une femme peut être violée par son petit ami ; parce qu’il a selon lui fait des dépenses pour elles, ils ont déjà eu un rapport sexuel, elle l’a excité ou encore parce qu’il l’a demandé en mariage: s’il la force, il commet un viol.

  •  Le harcèlement sexuel: peut aboutir à un viol. Il arrive que les femmes soient forcées à avoir un rapport sexuel avec leur collègue, leur chef ou leur patron, si elles veulent garder leur emploi.
  • L’abus sexuel des enfants: le terme de viol n’est pas toujours utilisé pour qualifier  un abus sexuel sur une personne. En effet, la notion de viol est liée à celle de consentement ; or, l’on considère que, vu son âge, un mineur n’est pas en mesure de donner ou non son consentement. Ainsi, des abus sur des enfants ont lieu sans que ceux-ci ne soient en mesure de comprendre ce qu’ils subissent ou même de réaliser que ces gestes et actes ne sont pas normaux.  

Ceci dit, beaucoup de mineur(e)s filles ou garçons sont parfois violés par un homme qui fait partie de la famille ou par un autre adulte. Si un père, un beau-père, un oncle, un frère, un cousin, ou un  autre membre de la famille a un rapport sexuel avec un enfant, ou le/la touche d’une manière sexuelle, il commet un viol. Il est important de comprendre que dans bien des cas, les enfants sont totalement désorientés et ne réalisent pas ce qui est en train de leur arriver, surtout s’ils faisaient confiance à la personne qui abuse d’eux. Les autres membres de la famille peuvent ne pas être au courant de cet abus sexuel, ou ne pas vouloir l’admettre, ou encore en rendre l’enfant responsable. On ne doit jamais blâmer la victime d’un viol, par-dessus tout si c’est un enfant.

Il faut noter que la plupart des femmes qui sont violées connaissent l’homme qui les viole. Si, elles doivent continuer à être en contact avec lui, il leur est très difficile de se remettre de ce viol, et d’en parler aux autres.

Les victimes de viols se culpabilisent la plupart du temps. Le travail du spécialiste consistera à déculpabiliser la victime premièrement, à rehausser son image de soi, son estime de soi, etc.  

Que faut-il donc faire en cas de viol ?

En réalité, la première  à faire après un viol est de  dénoncer l’auteur. Quoi qu’il puisse arriver que certaines victimes ne souhaitent pas porter plaintes ; néanmoins, il est très important de consulter un professionnel de la santé le plus rapidement possible après les faits. Cela permettra de passer des tests de dépistages de maladies et infections sexuellement transmissibles, dont le VIH/SIDA, et de recevoir certains traitements médicaux, comme une contraception d’urgence et d’éventuels vaccins nécessaires.

Si, une plainte est envisagé par la victime, il est impératif que sa visite chez le/la professionnel(le) de la santé ait lieu dans les 72 heures suivant l’agression, pour pouvoir récolter les preuves médico-légales nécessaires à la suite de la démarche.

 Les conséquences du viol :

  • Conséquences physiques :
  • Des blessures physiques en cas d’agression avec recours à la force
  • Des maladies et infections sexuellement transmissibles (le VIH/SIDA)
  • Des grossesses non désirées
  • Des troubles gynécologiques plus ou moins graves selon la violence de l’agression et/ou de la récurrence des faits (hémorragie vaginales, fibromes, douleurs pelviennes chroniques, infections des voies urinaires, etc.)
  • Conséquences psychologiques
  • Un sentiment d’entrave et d’obstacle à la liberté, particulièrement la liberté de mouvement dû à une peur récurrente
  • Un sentiment de solitude et de méfiance envers les autres, pouvant entraîner des problèmes dans les relations et une baisse du nombre d relations sociales
  •  Divers troubles psychiques (angoisses, manque de confiance en soi, dépression, tentatives de suicide)
  • Des troubles post-traumatiques récurrents (maux de tête, maux de ventre)
  • Des troubles de la sexualité, comme de grandes difficultés à vivre à nouveau des relations sexuelles.

Le viol constitue dans la plupart des cas un événement traumatique, impliquant tous les symptômes pouvant montrer que cela l’est en réalité.

Cependant, il existe des gens qui ont été violé, et n’ayant bénéficié d’aucun suivi ne présentent pas des manifestations de traumatisme; que s’est-il passé avec ces personnes?

L’entourage et la personnalité ont joué un grand rôle dans ce cas dans le processus de résilience de ces dernières (victimes), pour dire que ces personnes sont devenues résilientes.

La résilience est cette capacité qu’à un individu à se développer dans un environnement délabrant; simplement définit. 

Au-delà de cette capacité de résilience que certaines victimes possèdent, il faut retenir qu’un suivi de la victime par un spécialiste demeure la meilleure chose à faire en cas de viol; et, si l’entourage de la victime aide cela ne pourra qu’être bénéfique pour cette dernière.

Il ne faut donc pas garder le silence en cas de viol.

Miss Kaama

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